Philippe Renaud

Né en 1963, Philippe Renaud à embrassé la profession d’artiste-peintre il y a une dizaine d’années après avoir été cadre en entreprise.

La peinture s’est imposée à lui lorsqu’il regardait un épisode de la vie de coco Chanel à la télévision. Il photographiait alors des images de l’actrice qui jouait cette merveilleuse femme. Le lendemain, il achetait une toile de 40 x 40 et réalisait son premier portrait à l’acrylique.

Autodidacte, et déjà très jeune, il dessinait beaucoup. Son attirance artistique allait vers les peintres surréalistes et impressionnistes et surtout Vincent Van Gogh qui l’émerveillait quand il parcourait l’encyclopédie de ses parents.

Il épousait la profession d’artiste-peintre et il se formait à la nature morte puis à l’art plastique à l’école des Beaux–Arts de Lyon.

Coloriste et naturellement porté vers l’abstraction c’est sur le chemin du travail et de la persévérance qu’il prend conscience de sa propension à déstructurer la réalité.

Guitariste amateur, sa peinture est rythmée, elle possède de l’énergie. Ses toiles sont très panachées et contrastées. Il se révèle dans le geste, dans le mouvement dans le présent, laissant la primeur à sa créativité.

Harmoniser des zones de couleur, les structurées, sélectionner des lignes de force, oser sans cesse, rechercher, se remettre en question pour ne pas s’enfermer dans un carcan dont il est impossible de s’en extirper représentent sa démarche artistique. Cette alchimie de la création symbolisée par une petite transe sera accompagnée par la musique qui le transporte.

L’harmonie colorée désigne une pierre angulaire de son métier sans quoi la toile restera dans son atelier. Flirter à la frontière du réel et de l’immatériel constitue un axe de travail qu’il cultive chaque jour.

Ses influences se trouvent dans les impressionnistes, et les peintres de l’abstraction lyrique essentiellement.

L’artiste demeure un travailleur assidu, et souhaiterait accéder à la notoriété de son vivant.

Comment je définis ma création :

Mes toiles sont créatives, colorées, contrastées, innovantes.

D’abord je choisie une forme un accord de couleur, un portrait, une femme nue, une scène de vie, un paysage, quelque chose la nature, des animaux, des rues, etc. Je définis ensuite un format et le support : en général c’est de la toile sur châssis bois, ou une plaque de médium, ou du papier à fort grammage, ou du carton plume. Le choix des couleurs sera fait avant, bien qu’en cours de réalisation il pourra être modifié.

Le choix de départ est aussi l’imaginaire, mon état d’esprit du moment. Alors je structure ma composition par des masses colorées que j’harmonise par la suite.

J’applique une ou plusieurs couches de peintures acryliques (pour peindre ensuite gras sur maigre). Parfois je ne réalise pas de croquis n’y de fond. J’applique la couche de peinture à l’huile avec des couteaux, des pinceaux, des brosses. Je détourne le sujet de sa réalité en modifiant les formes, les lignes, les couleurs, tout moyen pour obtenir une abstraction du sujet.

Je travaille très souvent dans le frais. J’expérimente à chaque séance de travail le laisser aller la créativité, la gestuelle, la spontanéité. Le choix de couleurs pas trop académiques, me plaît bien ainsi que les forts contrastes.

Néanmoins, je me contrains à une certaine rigueur lorsqu’il faut produire de petite série impliquant une répétitivité du geste et une certaine méthode. Enfin, je laisse une place importante à l’imprévu, au hasard aux maladresses qui parfois m’entraînent sur des chemins surprenants doté d’une richesse artistique inattendue.

La phase de créativité est donc très présente dans mon travail. J’ai ainsi mis au point des recettes de cuisine qui représentent mon savoir-faire. La couleur est une seconde nature. Et le contact avec la matière est essentiel.

Mes axes de travail sont :

  • L’abstraction Pure
  • L’abstraction Figurative